Criollo Electrik

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2017      CRIOLLO ELECTRIK    (stonetree records)

★★★★ « …une actualisation d'envergure. »

Alain Brunet – LA PRESSE

★★★★ « ...un disque qui accroche fort. »

Yves Bernard – LE DEVOIR

« …un projet allumé, Roberto Lopez – complètement revampé. »

Ralph Boncy – VOIR

« créole musical d'un Colombien montréalais. »

Ici musique – RADIO CANADA

« ... un excellent album. »

Sonideros – RADIO 3 (Espagne)

Criollo Electrik

Vous vous rappelez ces beaux gros amplificateurs stéréo des années 70 ? Certains modèles comprenaient une entrée micro sur la rutilante surface métallique. Adolescent à Bogotá, Roberto Lopez branchait sa fausse Les Paul noire dans l’ampli de ses parents et poussait le volume au maximum, cherchant à atteindre l’effet de distorsion parfait. Ses parents, bien sûr, étaient beaucoup moins enthousiastes…

Lorsque le guitariste montréalais s’est attelé à la réalisation de son nouvel album, Criollo Electrik, il a cherché à retrouver ce son si particulier de son enfance. « J’étais un grand fan de boogaloo dans ma jeunesse — vous savez, ce mélange de Motown, de soul et de grooves latinos, explique-t-il. Avec cet album, j’ai voulu retrouver mes racines, cet enfant qui poussait l’ampli de son père dans ses derniers retranchements. »

Si la nostalgie est à l’origine de ce projet, le produit fini laisse plutôt place à la musique la plus inventive jamais composée par Roberto Lopez. Le bien nommé Criollo Electrik propose un langage musical aux ascendances diverses — un créole électrifié, en quelque sorte. Et électrisante ! Lorsqu’un percussionniste brésilien et un batteur ivoirien se rencontrent autour de partitions percussives composées par un Colombien, il semble tout naturel que le créole musical galvanisant qui en émerge soit enregistré dans le véritable creuset de cultures bilingues qu’est Montréal. L’album est aussi infusé des saveurs de la champeta, genre musical colombien d’origine africaine répandu par la culture des picós, ces énormes sound systems ou systèmes de sonorisation ambulants colombiens. Moins connus que leurs cousins jamaïcains, mais tout aussi essentiels à la culture de la rue et au patrimoine culturel, les picós aux peintures colorées étaient au cœur des fêtes de la classe ouvrière dans les années 70. Leurs DJ y faisaient tourner toutes sortes de disques rares sur leurs tables tournantes — rythmes des Caraïbes, soukous, afro-beat, musique highlife importée d’Afrique de l’Ouest.

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